InframinceUne

Inframince à la fondation Hippocrène

du 18/01/2017
au 5/02/2017

Fondation
Hippocrène
Paris

Au cœur de l’ensemble architectural conçu en 1927 par Mallet-Stevens dans le 16ème, la fondation Hippocrène présente les œuvres de huit jeunes plasticiens qui travaillent autour du son, l’occasion de recroiser certains noms découverts au festival City Sonic et au Fresnoy.

En plaçant l’exposition sous le célèbre concept d’inframince développé par Marcel Duchamp, Valentine Busquet a réuni huit artistes passés par les Pépinières européennes. Les œuvres présentées tissent un lien intime entre le son et les arts plastique au-delà d’un rapport traditionnel illustratif. Le son devient puissance générative de formes et réciproquement : produire de nouvelles formes pour produire de nouveaux sons, produire des formes sous la contrainte du son ou encore inventer des formes pour métamorphoser les sons. Qu’est-ce qui se gagne et que se perd-il dans ces processus de traduction ? Nous avons particulièrement retenu la réponse de Jeanne Briand, Mathias Isouard et Lukas Truniger.

Les sculptures en verre soufflé de Jeanne briand servent à la fois de diffuseur sonore pour la composition qu’elle a élaboré avec Romain Azzaro et peuvent être utilisé par l’artistes pour produire d’autres sons en soufflant à l’intérieur.


Mathias Isouard conçoit d’immenses pendules sonores dont il adapte chaque fois la configuration au lieu d’exposition. Le balancier vient frotter dans sa course libre une structure de bois parsemée de relief pour produire des sons de manière aléatoire. Le visiteur peut à l’envi réaorcer le mécanisme ou laisser le mouvement se mourir. Dans sa manipulation comme dans sa structure, l’œuvre invite à un jeu avec le hasard avant que la gravité ne finisse inéluctablement par ramener la pièce au silence.


En 2015, Lukas Trunigerune présentait déjà une œuvre au Fresnoy. Avec « Lost in binary translation », il retranscrit les ondes radioélectriques ambiantes à l’aide de soixante-quatre relais électromécaniques émettant de petits clics métalliques, une réduction a minima et binaire de la complexité vibratile sonore. Des informations se perdent en chemin pour composer une étrange symphonie rudimentaire et rendre sensible l’invisible qui nous entoure.

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